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Dossier · Sanctions & Commerce · Eurasie · 4 dernières semaines

L'Eurasie en guise de plan B

Depuis Astana, Moscou présente l'Union économique eurasiatique comme un espace de stabilité commerciale, au moment où les échanges avec l'Europe restent durablement réduits.

29 mai 2026 · Lecture ~15 min · Sources : Commission économique eurasiatique · Interfax · Reuters · AP · Eurostat · Banque de Russie · 🇬🇧 Read in English
Sommet du Conseil économique eurasiatique suprême à Astana
Le sommet du Conseil économique eurasiatique suprême à Astana, 29 mai 2026. L'Union économique eurasiatique rassemble cinq États autour d'un marché commun en pleine recomposition. · Kremlin.ru (CC)

À Astana, les délégations de Russie, du Kazakhstan, de Biélorussie, d'Arménie et du Kirghizstan parlent tarifs, corridors, monnaies et accords de libre-échange pendant que les sanctions occidentales continuent de redessiner les routes commerciales. Derrière les communiqués institutionnels, l'enjeu est simple : savoir si l'UEE peut devenir autre chose qu'un marché régional dominé par la Russie. L'examen des chiffres montre une réalité plus nuancée : Moscou construit bien une profondeur eurasiatique, mais cette alternative dépend encore fortement de la Chine, de l'Inde, des hydrocarbures et des circuits indirects.

95,1 Mds $ commerce mutuel au sein de l'UEE en 2025, en hausse de 5,9 % au T4 Interfax / CEE, mars 2026
61 % baisse des exportations de l'UE vers la Russie entre le T1 2022 et le T4 2025 Eurostat, févr. 2026
90 % baisse des importations de l'UE depuis la Russie sur la même période Eurostat, févr. 2026
11,9 Mt fret ferroviaire transporté sur le corridor Nord-Sud en 2024 Commission économique eurasiatique, sept. 2025
418,3 Mds $ exportations russes de biens en 2025, en baisse de 3,7 % Douanes russes / Interfax, févr. 2026
25,3 Mds $ excédent commercial russe au T1 2026, en baisse par rapport au T1 2025 Banque de Russie, mai 2026

🌐L'Union qui veut dépasser son format

À Astana, le 29 mai 2026, le décor compte autant que les discours. La capitale kazakhe accueille le Conseil économique eurasiatique suprême dans une séquence où Moscou cherche à inscrire l'Union économique eurasiatique dans une trajectoire plus large que le seul espace post-soviétique. Vladimir Poutine y affirme que l'UEE fonctionne « globalement avec succès » et que les négociations sur la libéralisation du commerce avec l'Inde se sont intensifiées, selon les comptes rendus russes du sommet. Cette formulation n'est pas anodine : elle présente l'UEE non seulement comme un instrument d'intégration régionale, mais comme un pont vers l'Asie, le Golfe et le Sud global.

L'UEE reste pourtant une construction de taille moyenne. Elle rassemble cinq États — Russie, Biélorussie, Kazakhstan, Arménie et Kirghizstan — autour d'un marché commun des biens, des services, des capitaux et de la main-d'œuvre. Son centre de gravité économique demeure russe, mais son utilité stratégique a changé depuis 2022. Avant les sanctions occidentales massives, l'UEE pouvait apparaître comme un projet d'intégration régionale inachevé. Depuis, elle sert aussi de zone d'absorption, de réorientation et de normalisation des flux commerciaux.

Le chiffre le plus parlant vient de la Commission économique eurasiatique : le commerce mutuel au sein de l'UEE a atteint 95,1 milliards de dollars en 2025, avec une croissance de 5,9 % au quatrième trimestre, selon Interfax citant les données de l'Union. Les pays membres anticipent une hausse de 6,3 % en 2026. Ce n'est pas l'équivalent du marché européen perdu pour la Russie ; c'est en revanche un socle régional qui permet d'amortir les ruptures, de coordonner les normes et de maintenir des chaînes d'approvisionnement de proximité.

Là se trouve la première limite du récit officiel. L'UEE ne remplace pas l'Union européenne en volume, en pouvoir d'achat ou en profondeur technologique. Eurostat estime que les exportations de l'UE vers la Russie ont chuté de 61 % et les importations européennes depuis la Russie de 90 % entre le premier trimestre 2022 et le quatrième trimestre 2025. Ce décrochage a fermé une partie des flux directs, notamment dans les machines, les équipements industriels et les biens à double usage.

Mais l'objectif russe n'est plus de reconstituer à l'identique la relation économique avec l'Europe. Il consiste à substituer au lien euro-russe ancien un système plus fragmenté : commerce intra-UEE, accords de libre-échange avec des États non occidentaux, paiements en monnaies nationales, corridors logistiques vers le Golfe, l'Iran, l'Inde et la Chine. Cette stratégie ne fait pas disparaître les contraintes ; elle les déplace.

🤝L'Asie comme profondeur commerciale

Dans les couloirs de l'UEE, les noms qui reviennent le plus ne sont plus Berlin, Paris ou Milan, mais New Delhi, Téhéran, Jakarta, Abou Dhabi et Oulan-Bator. La Commission économique eurasiatique indique qu'en 2025 l'Union a signé des accords commerciaux avec l'Indonésie, les Émirats arabes unis et la Mongolie, tandis que l'accord complet de libre-échange avec l'Iran est entré en vigueur le 15 mai 2025. Les négociations avec l'Inde ont été intensifiées selon le compte rendu du sommet d'Astana.

L'accord avec l'Iran est central dans cette nouvelle carte. Il ne s'agit pas seulement de réduire des droits de douane. Il relie deux économies placées sous fortes restrictions occidentales et donne un cadre commercial à des flux déjà en progression. Reuters indiquait en mai 2025 que l'accord réduisait les droits moyens sur les marchandises russes exportées vers l'Iran de 16,7 % à 5,2 %, avec un gain potentiel d'environ 300 millions de dollars par an pour les exportateurs russes. Les secteurs mentionnés incluent les métaux, les céréales, les huiles, le papier et certains équipements.

L'accord avec l'Indonésie élargit encore le périmètre. Signé en décembre 2025, il ouvre un accès préférentiel à environ 90 % des lignes tarifaires, selon la Commission économique eurasiatique. Le commerce entre l'Indonésie et l'UEE atteignait 4,4 milliards de dollars en 2025, avec des exportations indonésiennes dominées par l'huile de palme, le café, le cacao et les produits de la mer, tandis que l'UEE exporte notamment charbon, engrais potassiques, blé et ferroalliages.

« Nos arrangements montrent comment les cinq États eurasiatiques et l'Indonésie cherchent une intégration plus profonde dans les chaînes régionales et mondiales de valeur. »

Bakytzhan Sagintayev, président du Collège de la Commission économique eurasiatique · décembre 2025

L'Inde représente une autre dimension. Ce n'est pas seulement un partenaire commercial ; c'est un grand acheteur d'énergie, un acteur pharmaceutique majeur, un fournisseur potentiel de machines et de biens d'ingénierie. Lors du sommet Russie-Inde de décembre 2025, Moscou et New Delhi ont affiché l'objectif de porter leurs échanges annuels à 100 milliards de dollars d'ici 2030, contre 68,7 milliards lors de l'exercice précédent, selon AP.

Ce mouvement ne doit pas être confondu avec un basculement sans coût. Le commerce Russie-Inde reste très déséquilibré : l'Inde achète massivement des hydrocarbures russes, mais cherche à augmenter ses propres exportations pour réduire son déficit bilatéral. La Chine demeure le cas le plus lourd : elle a remplacé l'Europe comme principal partenaire commercial de la Russie, mais cette relation est asymétrique. Reuters a rapporté qu'en 2025 les échanges sino-russes ont reculé pour la première fois en cinq ans, à environ 234 milliards de dollars, en baisse de 6,5 %.

🚚Les corridors remplacent les frontières

Sur une carte, le projet eurasien se lit moins comme un bloc que comme une série de couloirs. Le corridor Nord-Sud, qui relie la Russie à l'Iran puis à l'Inde via la mer Caspienne et les ports du Golfe, occupe une place particulière. La Commission économique eurasiatique indique que 11,9 millions de tonnes de fret ont été transportées par rail sur ce corridor en 2024, avec l'objectif d'augmenter la capacité de la branche orientale à 15 millions de tonnes en 2027 puis 20 millions en 2030.

Ce corridor répond à une nécessité pratique. Les routes européennes sont plus contraintes, les ports baltes moins centraux pour certains flux russes, et les paiements internationaux restent soumis à un contrôle accru. En conséquence, Moscou pousse des itinéraires où les partenaires ne s'alignent pas automatiquement sur les restrictions occidentales : Iran, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Turkménistan, Émirats, Inde. L'UEE sert de cadre réglementaire pour harmoniser douanes, certificats, normes techniques et documents numériques de transport.

Corridor de transport Nord-Sud, fret ferroviaire ou port caspien
Le corridor de transport Nord-Sud, axe ferroviaire et maritime entre la Russie, l'Iran et l'Inde via la Caspienne. Objectif : 20 millions de tonnes à horizon 2030. · Wikimedia Commons (CC)

Le Kazakhstan occupe une position délicate dans cette architecture. Il est membre de l'UEE, partenaire stratégique de la Russie, mais aussi soucieux de maintenir ses liens avec l'Union européenne, la Chine, la Turquie et les États-Unis. Les autorités kazakhes ont régulièrement affirmé leur volonté de respecter les sanctions occidentales lorsqu'elles s'appliquent à leurs propres entreprises, tout en poursuivant le commerce légal avec la Russie.

L'Arménie et le Kirghizstan illustrent une autre facette du phénomène. Depuis 2022, plusieurs analyses occidentales ont signalé une hausse des flux commerciaux vers ces pays dans des catégories sensibles, suivie d'une augmentation des exportations vers la Russie. Les autorités russes et eurasiatiques présentent ces échanges comme du commerce régional légal ; les institutions occidentales y voient parfois des circuits de réexportation à surveiller.

Cette zone grise est l'un des points les plus sensibles du dossier. Le terme de « contournement » recouvre des réalités très différentes : importations parallèles autorisées par Moscou, réexportations via pays tiers, substitution de fournisseurs, changements de nomenclatures douanières, ou commerce parfaitement légal de biens non sanctionnés. L'UEE ne supprime pas ce coût ; elle l'institutionnalise partiellement en offrant un espace de circulation où les entreprises russes disposent encore de marges de manœuvre.

📊Les chiffres racontent une adaptation, pas une victoire

Le commerce extérieur russe ne s'est pas effondré, mais il s'est contracté et recomposé. Selon les données du Service fédéral des douanes russe citées par Interfax, les exportations russes de biens ont reculé de 3,7 % en 2025, à 418,3 milliards de dollars, tandis que les importations ont diminué de 1,4 %, à 279 milliards de dollars. L'excédent commercial est resté important, à 139,3 milliards de dollars, mais inférieur de 8,2 % à celui de 2024.

Ces chiffres contredisent deux lectures simplistes. La première voudrait que les sanctions occidentales aient isolé commercialement la Russie au point de bloquer ses échanges. Ce n'est pas ce que montrent les données. La seconde voudrait que Moscou ait remplacé sans pertes son ancienne relation avec l'Europe. Ce n'est pas non plus ce que montrent les chiffres : l'économie russe conserve un excédent, mais dépend davantage des matières premières, des rabais consentis à certains acheteurs, des coûts logistiques plus élevés et d'un nombre réduit de grands partenaires.

La Banque de Russie a signalé que l'excédent commercial du premier trimestre 2026 était tombé à 25,3 milliards de dollars, contre 30,7 milliards au premier trimestre 2025. L'institution attribue cette baisse à une croissance plus forte des importations que des exportations, même si les exportations non énergétiques ont progressé.

Le FMI, dans ses prévisions d'avril 2026, a relevé sa projection de croissance russe pour 2026 à 1,1 %, contre 0,8 % précédemment, en raison notamment de prix plus élevés du pétrole et des matières premières dans le contexte des tensions au Moyen-Orient. Toutefois, la croissance russe avait ralenti autour de 1 % en 2025, après une progression plus forte en 2024, sous l'effet combiné de la politique monétaire restrictive et des tensions sur l'appareil productif.

Dans ce cadre, l'UEE est moins un miracle économique qu'un amortisseur. Elle facilite des échanges régionaux, soutient certains circuits logistiques et permet à Moscou de présenter une stratégie d'ouverture vers des partenaires non occidentaux. Mais elle ne règle pas les contraintes structurelles : dépendance aux hydrocarbures, difficultés d'accès à certaines technologies, pression sur les finances publiques et faiblesse relative du marché intérieur des petits États membres.

🔎Moscou, Bruxelles et Pékin ne lisent pas le même bilan

À Moscou, l'UEE est présentée comme la preuve qu'une partie du monde continue de commercer avec la Russie selon ses propres intérêts. À Bruxelles, Washington ou Londres, les mêmes flux sont souvent analysés à travers la question de l'efficacité des sanctions et des réexportations. À Pékin, New Delhi ou Ankara, l'approche est plus transactionnelle : acheter de l'énergie, vendre des biens, préserver une autonomie diplomatique et éviter une exposition excessive aux mesures secondaires occidentales.

Cette divergence de lecture explique pourquoi le même chiffre peut servir trois récits différents. Lorsque les échanges Russie-Chine atteignent encore plus de 220 milliards de dollars malgré leur recul en 2025, Moscou y voit la confirmation d'un pivot asiatique durable. Les analystes occidentaux y lisent une dépendance accrue envers la Chine. Les entreprises chinoises, elles, y voient à la fois un débouché et un risque : le marché russe est ouvert, mais il peut exposer certaines banques et certains fournisseurs à des pressions réglementaires américaines ou européennes.

Le Centre for Research on Energy and Clean Air indiquait en avril 2026 que les exportations russes de combustibles fossiles restaient concentrées sur quelques grands acheteurs : la Chine pour une grande partie du charbon et du pétrole brut, la Turquie pour les produits pétroliers, et l'Union européenne encore présente sur le GNL et certains volumes de gaz. Cette concentration limite la marge de négociation russe.

« Dans le cadre du nouveau régime commercial, la partie indonésienne a ouvert un accès préférentiel à 90 % de la nomenclature des produits. »

Andrey Slepnev, ministre chargé du commerce à la Commission économique eurasiatique · décembre 2025

Pour les pays de l'UEE autres que la Russie, l'équation est plus subtile. Le Kazakhstan, l'Arménie et le Kirghizstan profitent d'une partie des nouvelles routes commerciales, mais ils ne souhaitent pas nécessairement être enfermés dans une confrontation économique entre Moscou et l'Occident. Leur intérêt est de capter les flux, d'attirer les investissements, de conserver l'accès aux marchés occidentaux et de renforcer leurs propres marges de souveraineté.

Cette différence d'intérêts internes empêche de considérer l'UEE comme un bloc homogène. La Russie y cherche une profondeur stratégique. Le Kazakhstan y défend une centralité logistique. L'Arménie y trouve un accès économique mais diversifie ses relations. La Biélorussie reste l'État le plus aligné économiquement avec Moscou. Cette diversité donne de la souplesse à l'Union, mais limite aussi sa capacité à agir comme une alternative entièrement cohérente à l'Europe.

🧭Une alternative existe, mais reste incomplète

Dans les mois qui viennent, le test ne portera pas seulement sur les sommets et les déclarations. Il portera sur trois dossiers concrets : la vitesse des négociations avec l'Inde, l'application opérationnelle des accords avec l'Iran et l'Indonésie, et la capacité du corridor Nord-Sud à transporter des volumes suffisants à des coûts compétitifs. Si ces trois éléments progressent, l'UEE gagnera en crédibilité comme plateforme eurasiatique élargie.

Mais l'ambition russe rencontre une contrainte fondamentale : une alternative économique ne se décrète pas. Elle suppose des marchés solvables, des infrastructures fiables, des banques capables de régler les transactions, des assurances, des normes communes, des fournisseurs de qualité et une confiance politique suffisante. L'Europe offrait à la Russie un marché riche, proche, technologiquement avancé et institutionnellement prévisible. L'Eurasie offre une profondeur géographique et démographique, mais plus dispersée, plus coûteuse à connecter et plus hétérogène.

Le basculement est donc réel, mais partiel. La Russie ne revient pas à l'Europe d'avant 2022. Elle ne bascule pas non plus dans un système parfaitement autonome. Elle compose avec une économie mondiale segmentée, où les sanctions occidentales réduisent certains accès mais créent aussi des incitations à bâtir d'autres circuits. Dans ce paysage, l'UEE sert de charnière : assez institutionnalisée pour organiser des flux, trop étroite pour remplacer seule les marchés perdus, mais suffisamment utile pour soutenir le récit d'une Russie tournée vers l'Eurasie.

Le risque, pour Moscou, est de transformer une diversification annoncée en dépendance nouvelle. Si la Chine devient trop dominante, si l'Inde reste surtout acheteuse d'énergie, si l'Iran et l'Indonésie ne produisent pas les volumes attendus, l'UEE restera davantage un filet régional qu'un véritable substitut stratégique. La question décisive se posera moins dans les salles de sommet que dans les ports iraniens, les postes-frontières kazakhs, les banques indiennes et les gares de fret russes.

📅Chronologie — quatre semaines qui fixent le cadre

21 avril 2026 — Xi Jinping déclare que la Chine est prête à travailler avec les pays africains sur les effets de la crise au Moyen-Orient lors d'une rencontre avec le président mozambicain.

28 avril 2026 — Pékin précise le cadre du régime tarifaire préférentiel pour les pays africains concernés entre le 1er mai 2026 et le 30 avril 2028.

1er mai 2026 — Entrée en vigueur des droits de douane nuls pour 53 pays africains ; premier lot de pommes sud-africaines dédouané à Shenzhen.

10 mai 2026 — Vladimir Poutine qualifie la coordination Russie-Chine de facteur de stabilité internationale.

14 mai 2026 — Les ministres des Affaires étrangères des BRICS se réunissent à New Delhi dans un contexte de tensions internationales.

16 mai 2026 — TASS rapporte que le président ghanéen John Mahama doit participer au sommet Russie-Afrique en octobre à Moscou.

18 mai 2026 — Le Kremlin déclare avoir de fortes attentes pour la visite de Vladimir Poutine en Chine.

20 mai 2026 — Xi Jinping et Vladimir Poutine signent une déclaration commune à Pékin et prolongent le traité de bon voisinage russo-chinois.

29 mai 2026 — Sommet du Conseil économique eurasiatique suprême à Astana ; Poutine annonce l'intensification des négociations UEE-Inde.

Sources

  • Commission économique eurasiatique — données commerce UEE 2025, accord Indonésie (déc. 2025), corridor Nord-Sud (sept. 2025) — eec.eaeunion.org
  • Interfax — commerce mutuel UEE 2025, exportations russes 2025 — interfax.com
  • Reuters — accord UEE-Iran (mai 2025), échanges sino-russes 2025, prévisions FMI (avr. 2026)
  • Associated Press — sommet Russie-Inde (déc. 2025)
  • Eurostat — échanges UE-Russie T1 2022 – T4 2025 — ec.europa.eu
  • Banque de Russie — balance des paiements T1 2026 (mai 2026) — cbr.ru
  • TASS — Lavrov, commerce Russie-Afrique (déc. 2025) ; sommet Russie-Afrique (avr. 2026)
  • Centre for Research on Energy and Clean Air — exportations russes de combustibles fossiles (avr. 2026) — energyandcleanair.org
  • TAdviser — commerce extérieur russe 2025 — tadviser.com